mandag 14. september 2026

LA PUISSANCE, PAS LE BLA-BLA-BLA

 Je vais introduire mon propos par une illustration personnelle.

Je prends part notamment à des réunions d'un groupe d'intercesseurs, disons intercontinental.

A plusieurs reprises, lors des dernières réunions, j'ai eu une forte impression de fausse note, comme quand il y a une cloche fêlée dans un carillon.

L'un des participants est missionnaire dans un pays d'Asie du sud-est.

Il dit tantôt que son travail d'évangélisation porte peu de résultats car les gens à évangéliser sont dans des pratiques occultes, liées notamment à l'hindouisme et au bouddhisme, et en proie à diverses addictions.

Tantôt, il met en cause le fait que les jeunes ne s'engagent pas dans l'évangélisation, ne restent guère longtemps, en tout cas pas le temps nécessaire, et ne sont pas prêts à envisager d'être mis à mort dans le cadre de leur mission.

Je ne le prends que comme exemple mais la réflexion que je vais partager maintenant vaut pour des tas de situations où la transmission de la foi chrétienne est en cause.

Que disent les Ecritures ?

"Quelques-uns se sont enflés d'orgueil, comme si je ne devais pas aller chez vous. Mais j'irai bientôt chez vous, si c'est la volonté du Seigneur, et je connaîtrai, non les paroles, mais la puissance de ceux qui se sont enflés. Car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance" (1 Corinthiens 4:18-20).

Dans cette épître, l'apôtre Paul s'adresse à l'église de Corinthe et vise spécifiquement des membres qui, visiblement, se voyaient sages, forts et honorés en Christ au point de tenir l'apôtre pour quantité négligeable.

Cela donne l'occasion à l'apôtre de mettre en avant le critère décisif.

Ce critère est la puissance.

La puissance dont Paul parle est celle de la force de Dieu qui se déploie dans la faiblesse humaine de Ses serviteurs, comme Paul. "Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort" (2 Corinthiens 12:9-10).

Comment cette puissance se manifestait-elle dans le ministère de Paul ? 

Paul avait frappé d'aveuglement un magicien qui s'opposait à sa prédication (Actes 13:11). Or, c'est cela qui emporta la conversion du proconsul. Si je le pouvais, je le soulignerais sept fois: "Maintenant voici, la main du Seigneur est sur toi, tu seras aveugle, et pour un temps tu ne verras pas le soleil. Aussitôt l'obscurité et les ténèbres tombèrent sur lui, et il cherchait, en tâtonnant, des personnes pour le guider. Alors le proconsul, voyant ce qui était arrivé, crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur".

Paul avait guéri à Lystre un homme impotent des pieds, boiteux de naissance et qui n'avait jamais marché (Actes 14:8-10). Il y eut ensuite un malentendu, probablement du fait que la foule parlait une langue anatolienne plutôt que le grec dans lequel s'exprimait Paul. Mais il est manifeste que c'est la démonstration de puissance par la guérison de l'infirme qui les avait ébranlés.

Paul avait exorcisé une femme qui avait un esprit de divination (Actes 16:18).

Paul avait ressuscité un jeune homme tombé du premier étage d'un bâtiment où il avait prêché (Actes 20:9-10).

Le poison d'un serpent venimeux n'avait eu aucun effet sur lui (Actes 28:3-6). A nouveau, c'est la manifestation de puissance qui ébranla les païens de Malte.

Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul "au point qu'on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient" (Actes 19:12).

Voilà donc ce à quoi Paul faisait allusion en parlant de puissance. Il oppose cela à la parole, non pas à la Parole de Dieu elle aussi puissante, mais au prêchi-prêcha, au blablabla plus ou moins religieux des hommes.

Or, je suis désolé de le dire aussi roidement, mais les églises s'aheurtent à évangéliser par blablabla, sans doute parce qu'elles n'ont aucune puissance. C'est tragique !

La "petite maison dans la prairie", c'est joli, c'est probe et propre. Mais ce n'est même pas le premier barreau de l'échelle de Jacob !

Je me souviens de prêtres catholiques romains qui affirmaient que les signes et les miracles relatés dans le Nouveau Testament avaient pris fin après la génération des apôtres.

C'est une des raisons, ce n'est pas la seule, qui m'amena graduellement à m'éloigner de, puis à quitter l'église catholique romaine entre 1999 et 2003.

A partir de ma rencontre avec l'Esprit saint en 1992, je n'avais fait que voir et expérimenter la puissance agissante du Seigneur.

Ce que je voyais et expérimentais confirmait la Parole:  "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai" (Jean 14:12-14). La promesse de Jésus n'était pas limitée à quelques décennies. Elle est pour quiconque Lui fait confiance.

Je savais donc que l'affirmation de ces prêtres était fausse et ne visait qu'à évacuer la véritable question, existentielle, à savoir l'impuissance d'églises qui s'illusionnent à croire que l'évangélisation serait possible au blablabla alors que les Ecritures disent bien qu'elle est déclenchée par la puissance de Dieu, car c'est elle qui atteste pour le non-croyant que Dieu est réellement présent au milieu des Chrétiens: "Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants. Si donc, dans une assemblée de l'Eglise entière, tous parlent en langues, et qu'il survienne des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous? Mais si tous prophétisent, et qu'il survienne quelque non-croyant ou un homme du peuple, il est convaincu par tous, il est jugé par tous, les secrets de son coeur sont dévoilés, de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous" (1 Corinthiens 14:22-25).

J'en reviens à mon point de départ. Non, ce n'est pas parce que les gens sont influencés par l'hindouisme et le buddhisme, qu'ils sont liés par des addictions, que les jeunes ne sont pas prêts à mourir dans le pays asiatique en question que le missionnaire n'observe pas de percée dans son ministère. C'est parce que la puissance de Dieu ne se manifeste pas au travers de son ministère.

Encore une fois, je ne le prends que comme un exemple parmi une myriade d'autres. Il n'y a pas, malheureusement, que l'église catholique romaine de laquelle la puissance de Dieu s'est retirée et c'est pour cette raison, d'abord et avant tout, que l'Eglise végète et périclite. 

Faute de puissance, elle se raccroche au blablabla dont Paul lui-même a dit qu'il est sans force pour amener un non-croyant à Dieu.

Pourquoi des gens faisaient-ils la queue déjà la veille, toute la nuit, devant l'auditorium de Pittsburgh ? Etait-ce pour y écouter les prédications de Kathryn Kuhlman ? Non. c'était pour y expérimenter la puissante présence de Dieu qui y fit des centaines de milliers de guérisons d'incurables jusqu'à l'entrée de Kathryn dans la gloire en 1976, cette grande amoureuse de Dieu !

Qu'est-ce qui a convaincu jusqu'à des musulmans au Mozambique ? C'est la puissance de Dieu dans le vie de Heidi Baker !

https://www.youtube.com/watch?v=6oRZQrflB_c

Il y a un autre point, moins central mais qui a aussi toute son importance. C'est que Dieu tient la feuille de route de l'évangélisation et qu'il est donc impossible d'être fructueux à cet égard si l'on n'entend pas la voix du Seigneur et suit Ses consignes précises: "Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d'annoncer la parole dans l'Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie; mais l'Esprit de Jésus ne le leur permit pas. Ils franchirent alors la Mysie, et descendirent à Troas. Pendant la nuit, Paul eut une vision: un Macédonien lui apparut, et lui fit cette prière: Passe en Macédoine, secours-nous! Après cette vision de Paul, nous cherchâmes aussitôt à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle" (Actes 16:6-10).

Ce passage est accablant !

Combien de fois j'ai entendu parler de missionnaires qui étaient partis en Afrique du nord, au Moyen-Orient, (certains même à Hawaï !) ... de leur propre mouvement, avec de bonnes intentions mais dans la chair. Je veux dire, manifestement sans que ce soit Dieu qui le leur eût demandé.

Dans le cas de Paul et ses frères, ils n'ont pas insisté pour aller, à ce moment-là, en Asie (la région de Smyrne dans la Turquie occidentale actuelle), ni non plus en Bithynie. Ils ont écouté l'Esprit et ils Lui ont obéi.

Il leur a ainsi révélé qu'Il voulait commencer l'évangélisation des païens grecs par les Macédoniens. Il sait ce qu'Il fait !

Mais, si l'on n'est pas dans l'endroit dont Dieu a mis l'évangélisation à Son ordre du jour et qu'on n'a pas non plus la puissance de Dieu, comment s'étonner de la stérilité du ministère ? Inutile de chercher de fausses raisons ailleurs. Il ne faut pas se duper soi-même.

"Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jean 15:5).