lørdag 23. mai 2026

Tu ne profaneras pas de petits garçons

 Il y a longtemps que je lis chaque année la Bible dans son intégralité.

SOLA SCRIPTURA. Je suis acquis au principe formulé par Luther que seule l'Ecriture sainte contient les éléments qui permettent d'évaluer si une attitude ou une doctrine ou quoi que ce soit est conforme à la foi judéo-chrétienne.

1) Pourtant, chaque année, je m'interroge sur ces passages des Saintes Ecritures qui en renvoient à d'autres:

- Le livre des guerres de l'Eternel (Nombres 21:14) ;

- Le livre du Juste (Josué 10:13) ;

- Le livre des Actes de Salomon (1 Rois 11:41) ;

"Les actions du roi David, les premières et les dernières, sont écrites dans le livre de Samuel le voyant, dans le livre de Nathan, le prophète, et dans le livre de Gad, le prophète." (1 Chroniques 29:29)

- "Le reste des actions de Salomon, les premières et les dernières, cela n’est-il pas écrit dans le livre de Nathan, le prophète, dans la prophétie d’Achija de Silo, et dans les révélations de Jéedo, le prophète sur Jéroboam, fils de Nebath ?" (2 Chroniques 9:29)

- Le livre de Hozaï (2 Chroniques 33:19).

Nos aînés juifs eurent ainsi d'autres canons des Ecritures.

Manifestement, dans son Epître, Juda, le frère du Seigneur, mentionne aux versets 9 et 14 des événements qui ne figurent pas dans nos Ecitures saintes actuelles.

Dans son Epître aux Colossiens, Paul insiste pour qu'ils lisent aussi son Epître aux Laodicéens (4:16). Or, nous n'en avons pas de version reconnue comme authentique.

Et, dans ses livres, Flavius Joseph donne des détails, par exemple sur la vie de Moïse, qui ne sont pas relatés dans la Torah.

2) Et puis, il y a les livres que nous considérons comme des apocryphes mais qui sont considérés comme deutérocanoniques par l'Eglise catholique romaine et que l'on trouve aussi dans des Bibles orthodoxes.

Comme on le sait bien, c'est la simonie des indulgences pratiquée par l'Eglise catholique romaine alors qu'il n'est question de purgatoire nulle part dans les Ecritures saintes et qu'il n'en est d'ailleurs guère question avant le second millénaire qui mit en mouvement ce qui aboutit à la Réforme, un retour, plus ou moins radical selon les dénominations, à la vérité scripturaire débarrassée des fables imaginées par la chair.

Les textes dits apocryphes ont probablement été des victimes collatérales de la grande controverse autour du trafic des indulgences.

En effet, aux objections de Luther constatant l'absence de quoi que ce soit qui ressemble de près ou de loin au purgatoire dans la Bible, le pape n'avait pu opposer qu'un extrait du second livre des Maccabées (12:32-45):

"Après la fête de la Pentecôte, Judas et ses troupes marchèrent contre Gorgias, gouverneur de l'Idumée. Celui-ci s'avança à leur rencontre avec trois mille soldats d'infanterie et quatre cents cavaliers. Ils engagèrent le combat et plusieurs Juifs furent tués. Un certain Dosithée, courageux cavalier du groupe de Bakénor, saisit Gorgias par son manteau et l'entraîna avec vigueur. Il avait l'intention de prendre vivant ce bandit. Mais l'un des cavaliers thraces se précipita sur Dosithée et lui coupa le bras. Ainsi, Gorgias s'échappa et se réfugia dans la ville de Marécha.

Cependant, Azaria et ses hommes, qui se battaient depuis longtemps, étaient épuisés. Alors Judas supplia le Seigneur de montrer qu'il était l'allié des troupes juives et qu'il était à leur tête dans le combat. Ensuite, il entonna dans la langue de ses ancêtres le cri de guerre, ainsi que des chants; il lança une attaque inattendue contre les troupes de Gorgias et les mit en fuite. Après la bataille, Judas regroupa son armée et se rendit à la ville d'Adoullam. Le jour du sabbat allait commencer; ils se purifièrent donc selon l'usage et c'est là qu'ils célébrèrent le sabbat. Le lendemain, il devint urgent pour Judas et ses hommes d'emporter les corps des Juifs tombés au combat pour les déposer près de leurs parents dans les tombeaux de famille. Mais ils trouvèrent sous les vêtements de chacun des morts des objets sacrés provenant des idoles adorées à Jamnia; or, la loi interdit aux Juifs de s'approprier de tels objets. Ce fait révéla clairement à tous la raison pour laquelle ces soldats étaient morts. Tous se mirent donc à louer le Seigneur, le juste juge, qui met en lumière ce qui est caché. En même temps, ils lui adressèrent leurs supplications pour lui demander d'effacer complètement la faute commise. Après quoi Judas, l'homme au grand courage, engagea ses troupes à se garder d'un tel péché: chacun avait pu en voir de ses propres yeux la conséquence funeste pour les coupables.

Judas fit une collecte parmi ses soldats, qui rapporta environ deux mille pièces d'argent. Il envoya cette somme à Jérusalem afin qu'on y offre un sacrifice pour obtenir le pardon de ce péché. Il fit ainsi une action fort belle et louable, en montrant qu'il croyait à la résurrection des morts. En effet, s'il n'avait pas espéré que les soldats morts ressusciteraient un jour, il aurait été superflu et stupide de prier pour eux. En outre, Judas était certain qu'une magnifique récompense est réservée à ceux qui meurent en demeurant attachés à Dieu – et c'était là une conviction sainte, digne d'un fidèle! – Voilà pourquoi il fit ce sacrifice en faveur des morts, afin qu'ils soient pardonnés et libérés de leur faute".

Si l'on lit posément ce texte sans aller outre ce qu'il dit, on constate qu'il n'y est pas question de purgatoire. On y dit juste que Judas Maccabée fit une collecte et l'envoya à Jerusalem pour y offrir un sacrifice dans l'espoir que Dieu pardonnerait le péché  des soldats juifs morts avec sur eux des preuves de superstition et d'idolâtrie. 

Rien dans ce texte ne dit que ce sacrifice eut l'effet espéré et que Dieu remit ces péchés. En effet, les sacrifices prévus dans la Torah se concentrent sur les péchés involontaires. Il n'y a pas, dans la Torah, d'exemple d'un sacrifice pour le pardon d'un péché dont rien n'indique que le pêcheur s'en soit repenti. Au contraire en l'occurrence puisqu'on avait trouvé les amulettes sur leur cadavre.

Or, s'il y a bien une situation dans laquelle le salut est profondément compromis, c'est bien lorsque l'on meurt dans son péché, c'est à dire sans s'être d'abord repenti de son péché.

"C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas que JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés". (Jean 8:24)

Il n'est donc pas impossible que la controverse au sujet du trafic des indulgences ait rendu suspects tous les textes de l'Ancien Testament dont nous n'avons que la version en grec, ceux-là que nous appelons apocryphes mais que l'on trouve quand même souvent, à part, dans les Bibles luthériennes en Scandinavie.

3) A la fin du chapitre 4 du premier livre des Maccabées, il est relaté comment ceux-ci purifièrent le Temple qui avait été souillé par des Grecs qui y avaient immolé des porcs. La dédicace de l'autel fut célébrée pendant huit jours (verset 56).

C'est sur cet événement que se greffe la fête juive de Hanukkah qui consiste à allumer chaque soir une bougie supplémentaire jusqu'au huitième jour.

J'avais six ans. Comme le petit Samuel, j'ignorais absolument que Dieu parle. Mon père avait accroché aux murs de ma chambre des posters de voitures de course. Je me souviendrai toujours d'avoir entendu en regardant l'une d'elle une voix intérieure péremptoire me dire "pas de 7 sans 8". Je ne comprenais pas d'où cela venait. Je ne comprenais même pas ce que le message me demandait au juste. 

Mais depuis ce jour, j'eus très longtemps une sorte de superstition qui me faisait éviter les 7. J'aurais ainsi acheté six pommes ou huit pommes, jamais sept.

Et puis, j'eus un jour la révélation en écoutant des Juifs messianiques que la menorah à sept branches du Lieu saint est comme l'image du nom de Jésus en hébreu qui s'écrit avec quatre lettres formant comme sept branches.

יֵשׁוּעַ

Il suffit de retourner le ayn final et l'on a pratiquement la forme de la menorah.

Je compris donc enfin que sept représente Jésus vrai Dieu, vrai Fils de Dieu, Celui dont la lumière depuis le Lieu saint éclaire vers le Lieu très saint de la présence du Père.

Et parce que David était le huitième fils de Yesé, Jésus est aussi le vrai fils de l'homme, le vrai Ben Adam, fils de David.

Depuis lors, j'ai compris ce que Dieu m'avait soufflé à Maison-Carrée alors que je commencais tout juste à savoir compter. Jésus est vrai Dieu et vrai homme. C'est en cela qu'il est manifesté à la fois par le chiffre 7 et par le chiffre 8. 

C'est pourquoi, moi aussi, j'allume des chandeliers à Hanukkah en me souvenant que les huit jours de la dédicace du Temple annoncent la venue dans notre monde de ténèbres de Celui qui viendrait prendre sur Lui les péchés et déchirer par Son sacrifice le voile qui fermait l'accès au Lieu très saint.

4) Lors de mon dernier séjour à Lund à l'Ascension, je trouvai dans la librairie Arken un ouvrage intitulé les Pères apostoliques (De apostoliska fäderna) qui reproduit des textes que les premiers Chrétiens avaient probablement agrégés au Nouveau testament.

L'un d'entre eux est la Didaché dont on n'avait plus que des fragments jusqu'à ce qu'une version intégrale soit découverte à Nikomedia (actuellement en Turquie) par le métropolite orthodoxe Bryennios en 1873.

C'est un texte court.

J'ai été très surpris d'y lire (2:2) "tu ne profaneras pas de petits garçons" (Du skall inte skända pojkar). Ainsi donc, à l'époque des limbes de l'Eglise (la didaché est supposée avoir été rédigée autour de 90 après J.C.), ce genre d'abomination était déjà perpétré.

Qu'on ne se méprenne pas. Quand je vois des petites filles qui ne sont pas encore pubères "mariées" à des barbons en toute "légalité" dans moult pays musulmans, j'y vois une confirmation de plus de la dépravation satanique de cette religion bassement charnelle qu'est l'islam. Qu'on s'y représente le paradis comme un lupanar où chaque homme fornique avec soixante douze prostituées en se saoulant d'alcool que cette religion prohibe pourtant ici-bas confirme la justesse de la définition lapidaire qu'en avait donnée Bossuet:

"l'islam, cette religion monstrueuse qui se contredit elle-même, qui a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle le fracas de ses armes qui font trembler le monde et rétablissent par force l'empire de satan dans tout l'univers".

Mais force est de constater que le corps des garçons n'a pas du tout été conçu pour y perpétrer ce que ma version suédoise de la didaché appelle "skända", c'est à dire souiller, dégrader, profaner.

Or, on se situe là au fond de la chute de l'homme. Certains documents que j'ai collationnés sont univoques. Des sectes maçonniques professent que violer et assassiner notamment des petits garçons est le moyen de s'assurer la vie éternelle dans la "loge" céleste:

https://www.brighteon.com/1636e08b-a724-45a9-a760-6f1db28cd974

Il est donc extrêmement troublant que ce crime si étroitement lié au satanisme ait dû être signalé dès les débuts de l'Eglise et, comme nous le savons bien, continue de se perpétrer dans certaines dénominations chrétiennes qui ne prennent pas la juste mesure de leur naufrage spirituel.

Il est aussi écrit dans la Didaché (2.2) "Tu ne tueras pas d'enfant ni par avortement, ni par infanticide" (Du skall inte döda ett barn genom vare sig abort eller barnamord).

Peut-être bien que c'est parce qu'Il savait à quel point ces avertissements redeviendraient d'actualité que Dieu permit d'exhumer une version complète de la Didaché.

Il y est écrit en 3:10 "Reçois comme un bienfait quoi qu'il t'advienne. Tu sais que rien n'arrive sans Dieu."




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