ISRAEL et l'EGLISE?
ISRAEL est L’EGLISE!
Je lis chaque année la Bible entièrement mais selon un schema qui fait que je n’ai pas chaque année les mêmes extraits ensemble le même jour.
Or, je constate que l’Esprit me parle au travers de ces conjonctions de textes que je prenais a priori pour des hasards.
Depuis trois ans, je me suis senti poussé par l’Esprit à proclamer chaque matin les psaumes 9 et 10 comme des urgences pour notre temps. Mais, plus récemment, j’ai senti aussi que je devais m’imbiber chaque jour du psaume 53. Bien qu’il remonte à David, il reflète l’actualité du monde présent aux yeux de Dieu.
Cela fera bientôt trente ans que j’habite la commune du Luxembourg la plus éloignée de la capitale. Je me souviens que j’y voyais alors des religieuses catholiques romaines en habit religieux qui enseignaient dans une école privée. Leur costume a disparu du paysage et, si je vois de plus en plus de femmes voilant leur chevelure, elles n’ont rien de religieuses catholiques romaines.
Non ! Au mois de juin, il s’est même ouvert une mosquée à quelques maisons de chez moi. Je n’en reviens pas vraiment. Comment la population de ma commune a-t-elle pu changer à ce point en trente ans ?
Alors, en relisant le psaume 53, il m’est venu beaucoup de pensées.
Comment les Arabes liraient-ils un tel psaume ? Dieu y parle d’un côté des égarés et de l’autre de Son peuple. Au verset 7, il est bien question d’Israël et de Jacob ainsi que de Sion. Le voilà donc, Son peuple. Certes, les Chrétiens des nations sont aussi Son peuple mais, ne le perdons pas de vue, dans les conditions qu’expose l’apôtre Paul au chapitre 11 de son Epître aux Romains. Les Chrétiens des nations sont les branches d’un olivier sauvage entées sur l’olivier franc qui est Israël. Et la racine qui porte le tout, c’est bien Israël (verset 18).
Combien souvent j’ai entendu parler dans des cercles chrétiens d’Israël et de l’Église, comme s’il s’agissait de deux entités juxtaposées. Mais comment pouvons-nous propager encore de tels non-sens ?
C’est sur un apôtre bien juif, Kephas-Pierre, que Jésus a dit qu’Il bâtit Son Eglise (Matthieu 16:18). Et avec les onze autres apôtres (Matthias, pas l’Iscariote), il est aussi le fondement de la Jérusalem du Ciel (Apocalypse 22:14). Cette ville céleste, elle reflète l’Église tout comme l’olivier franc sur lequel son entées des branches d’olivier sauvage, de sorte que ces deux oliviers témoignent ensemble du salut de Dieu (Apocalypse 11:4).
Ce salut est pour le Juif d’abord et ensuite pour le païen (le Grec). C’est dans cet ordre-là (Romains 1:16). Combien la doctrine de l’enlèvement de l’Église telle qu’elle est si galvaudée dans les milieux évangéliques est erronée. C’est le Juif d’abord qui est enlevé. En Matthieu 24:40-51, Jésus s’adresse-t-il à des païens ? Non, bien sûr. C’est à des Juifs qu’Il parle. L’enlèvement les concerne en premier. Les Chrétiens issus des nations viennent ensuite, dans l’ordre confirmé par Paul.
Alors, comment les Arabes liraient le psaume 53, si contraire à la religion antichrist musulmane ?
http://bibleglot.com/pair/GerElb1871/AraSVD/Ps.53/
Dans ces traductions en arabe, on voit, dans le premier verset
لَيْسَ إِلهٌ
« il n’y a pas Dieu » laysa ilahu.
Dans l’original hébreu, il est écrit « eyn Elohim »
Et c’est Lui, Elohim, qui regarde depuis les cieux au verset suivant.
Dans la traduction en arabe, on lit :
اَللهُ مِنَ السَّمَاءِ
al-Lahu min assama’i
C’est devenu « le Dieu » et c’est le même mot que l’on trouve dans le quran.
Linguistiquement, cela se comprend car le mot hébreu « eloh » et le mot arabe « lah » sont bien apparentés comme « god » en anglais et « Gott » en allemand. Mais, en hébreu, on ne fait pas précéder le mot « dieu » de l’article quand il s’agit de Dieu.
C’est pourquoi, au verset 5 de l’hébreu, il n’y a aucune ambiguïté. Dieu reproche aux hommes qui ne sont pas de Son peuple qu’ils n’appellent pas Elohim, « Elohim lo qara’u ».
Dans la traduction arabe, on lit
وَاللهَ لَمْ يَدْعُوا
« wa al-Laha lam yadεu »
Il est à nouveau question de « le Dieu », avec un article.
Alors, il m’est venu comme une illumination qu’ils ne L’invoquent pas parce qu’ils ne connaissent pas Son Nom, celui qu’Il a révélé à Moïse, YHWH.
יהוה
Or, on peut très bien retranscrire ce nom en arabe :
يهوه
En disant « le Dieu », l’islam exprime qu’il ne connaît pas ce Dieu. Et, malheureusement, les Chrétiens de langue arabe, du fait même de la langue, sont influencés par cette expression qui voile Dieu. Heureusement, eux peuvent au moins dire « Abi » et « Abuna », appellations inconnues des musulmans qui n’ont pas la révélation essentielle que Dieu est Père, le Père par excellence.
Il en va de même pour Jésus dont le Nom peut aussi se retranscrire exactement en arabe :
يشوع
Aujourd’hui, il y avait aussi le chapitre 53 d’Esaïe dans mes lectures. Et je voyais ces deux textes, avec le psaume 53, comme en évidente consonance.
Le serviteur d’Esaïe 53 est l’« antidote », la seule, à la menace que contiennent les versets 6 et 7. Or, ce serviteur est Israël (Esaïe 49:3). Mais, au sein des fils d’Israël, il est supérieurement incarné dans la personne du Messie, ben-Elohim et ben-adam. C’est difficile à parfaitement comprendre mais qui touche à Israël touche à la prunelle de l’oeil de Dieu (Zacharie 2:8).
A tout cela, on mesure combien le monde d’aujourd’hui est bien complètement insensé, comme l’expose le psaume 53.
« Quand Dieu ramènera les captifs de Son peuple, Jacob sera dans l’allégresse, Israël se réjouira ». A nouveau, quelle actualité !
Dans leur totale incompréhension de ce qu’est l’Église, bien des Chrétiens issus des nations ne comprennent rien à tout cela. C’est terrible car c’est exactement ce qu’est la figure de Balaam dans le livre des Nombres (22 à 24). Balaam connaît Dieu. Ils se parlent ! Mais les bénédictions d’Israël que Dieu a mises dans sa bouche ne sont jamais rentrées dans son coeur.
Et je le répète avec tristesse : tel est l’état de pans entiers de l’église issue des nations. Il me suffit d’entendre une expression telle que Israël-Palestine pour être fixé.
Dieu ne met pas sur le même plan les fils de la promesse et les fils de la colère. C’est SON choix, SON élection. Qui sommes nous pour Lui dire « mais qu’est-ce que Tu fais là » (Esaïe 45:9) ? Mais Il donne aux fils de la colère, en Yeshua, la possibilité d’être greffés sur l’arbre des fils de la promesse. C’est Esaïe 53, tout particulièrement verset 11. Il n’y a aucune autre voie et sûrement pas celle de l’humanisme charnel dans laquelle tant de chrétiens se fourvoient en ce moment.
Dans ma lecture d’aujourd’hui, il y avait aussi le chapitre 22 des Actes des apôtres. Le récit qu’y fait Paul de son expérience sur la route de Damas nous livre des détails qui ne figurent pas dans les relations précédentes. J’avais toujours cru que c’était une pellicule physique qui avait rendu Paul aveugle pendant trois jours, pellicule qui se serait dissoute sous forme d’écailles. Mais, au verset 11, il me semble plutôt que Paul a été immergé dans la lumière de Dieu qui est Dieu (1 Timothée 6:16). Et je suppose que c’est ce « bain » dans la lumière de Dieu qui a guéri et changé son coeur, pour le préparer ainsi à sa mission.
Ce qui est frappant dans le chapitre 22 des Actes, c’est que Les Juifs écoutent d’abord attentivement Paul.
Ils ne se mettent en révolution que lorsqu’ils l’entendent dire que le Messie lui a dit qu’Il l’envoyait vers les nations.
S’il y a quelque chose qui a, malheureusement, bien réussi, c’est que l’entrée de Dieu dans l’histoire des hommes au travers de l’alliance avec Abraham et ses descendants a séparé Israël et les nations par de la jalousie. Dieu avait bien espéré que, en voyant combien Il bénissait Israël, les nations se tourneraient vers Lui en disant « nous aussi, nous voulons être bénies de cette façon-là ». Mais cette jalousie a souvent tourné aux sentiments de Caïn pour Abel.
Mais il existe aussi, c’est bien clair, une tendance dans une partie du judaïsme à vouloir garder Dieu pour lui tout seul. Et c’est ce sentiment qui s’exprime à la fin du chapitre 22 des Actes.
Alors, il m’est venu que le psaume 22 est aussi en consonance avec le chapitre 22 des Actes. Le psaume 22, si évidemment inspiré par l’Esprit, relate de l’intérieur ce que Jésus a vécu et souffert pendant Son agonie sur la croix.
Mais le fruit de Son sacrifice, dont il est bien question en Esaïe 53, c’est que « toutes les extrémités de la terre penseront à l’Eternel et se tourneront vers Lui. Toutes les familles des nations se prosterneront devant Sa face (verset 27) ». C’est cela l’appel sur Israël. C’est ainsi qu’il sert Dieu, en étant en quelque sorte pour les nations ce que la tribu de Levi est à Israël.
Et Dieu ne les laissera pas tranquilles tant qu’ils n’entreront pas dans ce service qui passe, évidemment, par la révélation du Messie.
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